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LE RÉFÉRENTIEL METIER

Le métier de l’urbaniste n’a cessé d’évoluer et continue à faire débat. La complexité élevée de l’objet du métier – l’urbain et le territoire – la relative jeunesse de la discipline, les enjeux économiques, financiers et décisionnels que cet objet complexe touche, s’enchevêtrent et participent à brouiller une image qui pour certains est encore floue.

L’urbanisation croissante, l’organisation progressive des professions en Europe, la demande réitérée des donneurs d’ordre et des décideurs urbains de disposer d’éléments explicites sur les compétences requises pour traiter de l’évolution urbaine ont conduit les urbanistes et l’administration à se rapprocher pour permettre l’établissement d’un référentiel explicitant le métier d’urbaniste.

Ce document est issu de cette démarche. Il présente le métier d’urbaniste. Il synthétise le travail piloté par l’Office professionnel de qualification des urbanistes (OPQU) suite à une commande que lui a adressée la Direction générale de l’urbanisme, habitat et construction (DGUHC) du Ministère de l’Equipement, d’établir en référence aux différentes professions du cadre de vie, un référentiel du métier d’urbaniste permettant de caractériser parmi les domaines d’activités relatives au cadre de vie celles qui relèvent de cette profession. Il retrace la démarche adoptée par l’OPQU et les différentes étapes de la réflexion. Ce travail est le fruit des contributions des représentants des associations professionnelles membres de l’OPQU, il s’appuie essentiellement sur une recherche confiée par l’OPQU à une équipe universitaire rassemblée par le laboratoire Profession, Architecture, Ville, Environnement (PAVE) de Bordeaux.

Le métier de l’urbaniste, déjà identifié dans le règlement de l’OPQU pour délivrer la qualification, apparaît sous une nouvelle lumière. Il est consolidé et enrichi par de nouvelles fonctions qui sont en constante évolution pour répondre aux préoccupations sociales et économiques de notre société.

Ce double processus de consolidation et d’innovation donne la mesure de la vitalité de ce champ professionnel. En effet nous assistons à un mouvement constant d’adaptation, de sédimentation, d’ouverture de ce métier. Ce phénomène est confirmé par la richesse des débats et par les mutations internes qui traversent les organisations professionnelles, les structures de formation, les contenus disciplinaires, les méthodes opératoires et, au-delà les écoles de pensée. Cette évolution dépasse les frontières nationales et traverse l’ensemble de la profession au niveau européen et international.

L’OPQU interprète ces mutations permanentes comme une confirmation, d’une part, de la nécessité sociale de cette profession, et d’autre part, de sa capacité à s’adapter aux évolutions sociétales.

Dimensionner, localiser, agencer les activités humaines dans l’espace géographique constituent l’activité traditionnelle et historique de l’urbanisme. Les exigences accrues de communication, la pluralité des lieux de décision et de projets, les préoccupations de préservation de l’équilibre écologique de la planète, la prise en compte des demandes des citoyens renouvellent les savoirs faire traditionnels de l’urbanisme. En bref, c’est cette nécessité d’assurer une plus grande cohérence entre la définition des orientations liées à l’occupation des sols et à la nature des usages possibles, à long terme et à l’échelle des grands territoires et les réalisations à court terme et circonscrites, qui génère de nouveaux secteurs d’intervention et de nouvelles compétences pour les urbanistes. Les domaines de l’évaluation, de la gestion des systèmes d’information, du montage, de la mise en œuvre, de la communication et de la coordination sont, entre autres, ces champs professionnels qui se constituent pour répondre à ces évolutions.

Certains de ces domaines d’activités enrichissent le cœur de métier de l’urbaniste ; d’autres proviennent de métiers et champs disciplinaires proches, comme l’ingénierie, la sociologie, la géographie ou la communication ; d’autres encore génèrent des fonctions transversales dépassant les frontières disciplinaires et les spécialités professionnelles.

Notre groupe de suivi a abouti à une proposition permettant une lecture synthétique d’une organisation professionnelle en cours : sept domaines d’activités forment le cœur du métier de l’urbaniste. Ces domaines réunissent les différentes fonctions qui participent à la fabrication des territoires et des espaces. Ce terme de  » fonction  » a été choisi, car il correspond à un niveau de définition de l’activité professionnelle permettant des adaptations à des finalités qui changent. A ce niveau, se rattachent aisément les notions de compétence, de mission et de produits. L’identification et les définitions de ces fonctions donnent une lisibilité aux compétences en urbanisme sur lequel notre société a encore peu de recul.

Ainsi cette photographie forcément sommaire et imparfaite, d’une profession complexe et en mouvement, donne enfin un cadre de référence et permet d’engager des débats plus structurés sur les manières d’intervenir sur la ville des différentes professions du cadre de vie. C’est une étape de plus vers une organisation professionnelle des urbanistes qu’il est urgent de conforter.

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